Cadrage et évaluation d’un cas d’usage avant industrialisation

Quelques jours, écrits et chiffrés. À la fin, vous savez si le cas d’usage tient sur vos données, ce qu’il coûte à faire tourner, où il s’insère dans votre SI, et ce qu’il faut refuser de faire.

Le problème

Une DSI reçoit des demandes d’IA de toutes les directions, et des propositions commerciales en face. Le risque le plus courant n’est pas de rater la technologie. C’est d’industrialiser le mauvais cas d’usage : celui qui impressionne en réunion, ou celui dont la démonstration marchait sur un échantillon propre et qui échoue sur les données réelles, les droits d’accès et l’hébergement.

Le second risque est réglementaire, et plus discret : des données personnelles envoyées à un fournisseur hors Union européenne sans que personne ne l’ait décidé, un traitement lancé sans base légale, un système jamais classé au regard du règlement européen sur l’IA. Il vaut mieux le savoir avant d’écrire la première ligne de code qu’après la mise en production.

Mon approche

Un cadrage se déroule en quatre temps, sur deux à cinq jours selon le périmètre.

  • Écouter. Les personnes qui font le travail et celles qui exploitent le SI, pas seulement le sponsor. Les contraintes réelles remontent presque toujours de là.
  • Tester sur les vraies données. Un échantillon représentatif, un jeu d’évaluation écrit avec le métier, une mesure. Avant toute architecture : un cas d’usage qui échoue sur cent documents réels n’a pas besoin d’un schéma cible.
  • Situer dans le SI. Sources et droits d’accès, authentification, hébergement du modèle (chez vous ou chez un fournisseur, et quand l’auto-hébergement ne se justifie pas), supervision, coût d’inférence à l’échelle prévue.
  • Trancher. Un avis argumenté : lancer, préparer, ou écarter, avec les raisons. C’est souvent le refus qui est le plus utile.

Le volet conformité est traité dans le même mouvement, parce qu’il change l’architecture : quelles données sortent de chez vous, chez quel fournisseur, sous quel régime de conservation, avec quelle information des personnes concernées, quel niveau de supervision humaine selon l’effet de la décision automatisée, et quel classement au titre du règlement européen sur l’IA.

Ce que vous recevez

  • Une note de cadrage : faisabilité mesurée, architecture cible dans votre SI, budget et calendrier réalistes.
  • Le jeu d’évaluation et les résultats du test sur vos données.
  • Un point de conformité : bases légales à retenir, durées de conservation à fixer, fournisseurs acceptables, classement AI Act, mentions à afficher aux utilisateurs.
  • Le chiffrage de la réalisation, en jours, coûts d’exécution récurrents inclus.
  • Une restitution orale d’une heure avec vos équipes, questions comprises.

Ces livrables vous appartiennent. Ils sont écrits pour rester exploitables si vous confiez la réalisation à votre équipe interne ou à un autre prestataire.

Pour qui

Une DSI ou un responsable de domaine qui doit qualifier une demande avant d’y engager une équipe. Un directeur de mission en ESN qui veut un avis technique avant de s’engager sur un chiffrage. C’est aussi la bonne porte d’entrée si vous avez reçu une proposition que vous n’êtes pas en mesure d’évaluer : un avis indépendant coûte moins cher que le projet qu’il évite.

Si votre décision est déjà prise et le périmètre arrêté, passez directement aux pages assistant documentaire et RAG ou agents connectés au SI.

Un cas d’usage à cadrer, une mission à pourvoir ?

Décrivez le besoin en quelques lignes. Je vous réponds sous 48 heures ouvrées avec un premier avis honnête : ce qui est faisable, ce qui ne l’est pas, et ce que ça implique.